LE VIEUX NICE BAROQUE

LE CHATEAU DE NICE

LES CIMETIERES DU CHATEAU DE NICE

 

LA CATHEDRALE SAINTE REPARATE
(Place Rossetti)

QUI EST DONC SAINTE REPARATE ?

Titulaire de la Cathédrale et patronne du diocèse de Nice, on la fête le 8 octobre.

D'après la légende, le corps supplicié de cette Vierge et Martyre mise à mort à 15 ans à Césarée avait été placé dans une barque abandonnée à la mer. Une colombe la guida jusqu'au rivage de Nice où elle accosta.

Les fidèles construisirent un oratoire pour abriter ses reliques que la population n'hésita pas au début du XVème siècle à disputer au pape avignonnais Benoît XIII. Elles connurent plusieurs cachettes avant que l'Evêque de Nice les expose dans la cathédrale Sainte Réparate où on les voit encore.

Vers 1530, délaissant la ville haute et sa cathédrale qui faisait partie de la citadelle, l'évêché de Nice s'établit à l'église paroissiale Sainte-Réparate, située dans la ville basse plus populeuse et plus prospère.

En 1650, l'édifice est rasé. Il revient à Jean-André Guibert, ingénieur militaire du duc de Savoie, de bâtir une nouvelle cathédrale plus grande. La tâche va prendre plus de 30 ans et connaître un drame : au cours des travaux, la voûte s'effondre, entraînant le décès de l'évêque de l'époque.

De nombreux aménagements et embellissements sont effectués aux XVIII et XIXème siècles. Le campanile est achevé en 1757 ; la façade, dont la décoration remonte à 1825, a été restaurée en 1980.

Comme beaucoup de grandes églises baroques, la cathédrale de Nice s'inspire de Saint-Pierre de Rome, avec sont plan basilical à triple nef et sa coupole sur tambour surmontant la croisée du transept. Son dôme, couvert de tuiles vernissées, constitue un des éléments les plus caractéristiques de la vieille ville.

A l'intérieur, le choeur monumental conserve une partie de son décor fin XVIIème - début XVIIIème. Dans le magnifique maître-autel, une châsse contient les reliques d'un saint Victor martyre. Les chapelles latérales, richement décorées, ont conservé une partie de leur mobilier baroque.
Dans celle dédiée à sainte Réparate, patronne de Nice, la balustrade, me devant-autel et ses gradins, ainsi que les encadrements de toiles sont en marqueterie de marbre.

Au centre, une toile d'Hercule Trachel (1820-1872) représente dans un décor niçois la vierge martyrisée à l'âge de 15 ans à Césarée, au IIIème siècle, pour sa foi chrétienne. La légende veut que sa dépouille mortelle soit parvenur de Palestine jusqu'à la baie des Anges dans une barque guidée par une colombe. Une légende comparable à celles de sainte Dévote, patronne de Monaco, et de saint Tropez.

Dans le transept droit, la chapelle du Saint-Sacrement est sans doute la plus spectaculaire. Son retable entièrement en marbre, avec son fronton et ses doubles colonnes, est visiblement inspiré par le Baldaquin de Saint-Pierre, oeuvre du célèbre artiste baroque. La maîtrise de la cathédrale assure depuis plus de 100 ans toutes les célébrations liturgiques.

Ce remarquable ensemble participe au Festival de musique sacrée de Nice qui se déroule chaque année, en juin.

NOTRE DAME DU PORT

EGLISE DE L'IMMACULEE CONCEPTION

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La statue de la Vierge se trouve en haut du porche de l'eglise.

Il ne faut pas manquer de visiter cette très belle église
et ne pas hésiter à participer à la fête de la Vierge
qui se déroule le 15 août avec la bénédiction des bateaux,
du port et de la ville de Nice.

Aussi, ne pas manquer la Fête de la Saint Pierre
avec les pointus.

Vous trouverez les photos de ces manifestations
dans l'album photos.

EGLISE SAINT AUGUSTIN

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Cette Eglise se trouve Place Saint Augustin

La première mention d’une paroisse Saint-Martin remonte à 1249. Les religieux ermites de Saint-Augustin, présents à Nice dès la fin du XIIIe siècle, obtinrent, au XVe, l’autorisation de construire un nouveau couvent près de Saint-Martin et d’utiliser l’église pour leurs offices.
De plus, en l’absence de desservant séculier, les Augustin eurent la charge de la paroisse de 1422 à 1793. L’église actuelle remonte cependant pour l’essentiel au XVIIe (1681 à 1690).
En 1793, tous les biens des Augustins furent saisis et vendus comme biens natiaunaux.
Sous la Restauration Sarde, le couvent fût occupé par l’armée pour devenir, en 1907, le siège de la direction du Génie Français. C’est aujourd’hui la caserne Filley.

Le clocher a été reconstruit au XIXe siècle.

Extrait du livre Eglise Baroque de Nice, édité par la Ville de Nice
Il ne faut pas manquer la célébration de Catherine Ségurane
Vous trouverez des photos de cette célébration dans l'album photos

LA TOUR SAINT FRANÇOIS

Elle est la plus haute de la ville, point de repère à la fois historique et géographique. Des générations de niçois y ont réglé leur vie de travail. Elle, c'est la tour Saint François, appelée aussi tour de l'horloge.

Cette tour est une surélévation du clocher de l'église des Franciscains autrefois située place Saint François, à l'emplacement de l'actuel "Hôtel de l'Aigle d'Or". Dès 1250, les moines y avaient construit un couvent et une chapelle, remplacée en 1377 par une église plus vaste. En 1726, un campanile est élevé au chevet de cette église gothique qui ne possédait qu'un petit clocheton. Les deux premiers étages de ce clocher, massifs et quasiment aveugles, sont surmontés d'un troisième niveau dont les angles sont décorés de pilastres jumelés placés de biais et encadrant de hautes baies. Le tout est couvert d'une toiture à bulbe.

Sous la révolution, le couvent et l'église sont vendus comme biens nationaux, à l'exception du clocher. En 1813, la municipalité envisage d'y placer une horloge pour compléter celle de la tour de la place Saint Dominique installée depuis 1723, mais le projet n'a pas de suites. Devant le délabrement du campanile, privé de ses cloches, des mesures de restauration s'imposent et, en 1837, l'architecte Joseph Vernier dresse les plans de transformation du clocher.

Le toit à bulbe est remplacé par un quatrième étage où est installée l'horloge. Au sommet de la tour, une terrasse supporte la cloche coiffée d'une jupe de protection. Les travaux sont réalisés en 1841. Deux restaurations importantes sont effectuées en 1931 (éclairage de l'horloge) et en 1945 (aménagement d'une petite place au pied de la tour).

A la veille des fêtes du centenaire du rattachement de Nice à la France, en 1960, un nouveau ravalement est réalisé. Enfin, à la suite de la dernière restauration de 1991, c'est une tour Saint François entièrement rénovée, au riche décor dû au fresquiste Guy Ceppa, que peuvent admirer les Niçois.

(texte de Jean-François Laugeri, d'après "le couvent des Franciscains et la Tour Saint François", de Georges Véran dans Nice Historique, avril-juin 1991)

 

 

 

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