SAINT PIERRE

PATRON DES PECHEURS

 

L'origine de la Saint Pierre :

Le soir de la Saint Pierre,les pêcheurs se réunissaient et brûlaient la barque du plus deshérité de leur corporation afin de lui en offrir une neuve. La Fête de la Saint Pierre est une fête religieuse. En effet, Saint Pierre est le patron des pêcheurs.

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A 20 h : Rassemblement et messe en l'église Notre Dame du Port

21 h : Procession des pêcheurs depuis l'église jusqu'au Quai Entrecasteaux (et rampe de mise à l'eau) avec musique et évolution des pointus (petites barques) éclairés dans le bassin Lympia. Le groupe LANCIOUR accompagne la procession.

21 h 15 : Embarquement de la statue de Saint Pierre, du Prêtre et des Officiels sur le "Triton" pour dépôt de gerbe en mer en hommage aux pêcheurs. Suivi par le cortège des bateaux des particuliers avec éclairages et lamparo.

Pendant ce temps débuteront les animations sur le quai :

Danse avec NICE LA BELLE - Chorale de la CIAMANDA

21 h 40 : Retour des officiels sur le Quai toujours accompagné en musique par le groupe LANCIOUR et accueilli par les danseurs de NICE LA BELLE et de la CIAMANDA qui chante Nissa la Bella.

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Rassemblement sur le parvis de l'Eglise Notre Dame du Port
avec Monsieur le Député Maire Christian ESTROSI

Le prêtre, Christian ESTROSI, Alex PLUSQUELLEC, Hubert BOIVIN, Daniel BERT

A l'intérieur de l'Eglise Notre Dame du Port :

 

Christian ESTROSI, Eric CIOTTI, Hubert BOIVIN, Jean-Marc GIAUME, Alex PLUSQUELLEC

 

Les couleurs du ciel étaient de la partie :

 

 

Les allocutions de :

Christian CORAN Président de La Mouette
Alex PLUSQUELLEC Président de la Prud'homie de Nice
Christian ESTROSI Député Maire de la Ville de Nice

 

Messieurs Patrick ALLEMAND et Hubert BOIVIN :

 

Et l'embrasement de la barque, c'est magique :

 

 

 

Voici un beau texte de Hervé BARELLI avec tous mes remerciements :

Les Niçois, Saint Pierre et la mer

Si le bord de mer a fait la notoriété de Nice, il fut longtemps considéré avec crainte. De cette vaste étendue, les pires dangers pouvaient surgir et les plus vives incertitudes naître. Pourtant, c’est de la mer que provenait une part de la richesse de la ville. Pour apaiser ces craintes et rendre les pêches plus fructueuses, on faisait appel à la protection de Pierre le pêcheur.

Cette manifestation, héritée du Moyen-Age et longtemps tombée en désuétude, est à nouveau à l’honneur aujourd’hui grâce à la volonté de la Ville de Nice de perpétuer toutes les us et coutumes, qui constituent un inestimable patrimoine appartenant à l’ensemble des Niçois.

Autrefois, la corporation des pêcheurs de Nice, à l’occasion de la fête de son saint patron, brûlait la barque la plus dégradée du plus pauvre d’entre eux, et, en se cotisant, lui en offrait une neuve, au milieu des chants, des danses et des réjouissances.

Lauda la mar e ten-ti en terra

Une expression niçoise bien connue résume ces contradictions : “Lauda la mar e ten ti en terra”, dit la sagesse populaire, “Loue la mer et reste sur terre”, pourrions-nous traduire. Il est vrai que la Méditerranée est pleine de périls.

Le péril de la tempête, brève et violente, qui brise les barques. Le péril du Barbaresque, qui débarque sur la côte, razzie bêtes et gens et les entraîne dans les captivités lointaines de Tunis, d'Alger ou de Tanger, en attendant le rachat par les Trinitaires. De retour, suspects, les malheureuses victimes étaient reconverties au catholicisme sous l'autorité de l'Œuvre des Catéchumènes, dirigée par les Pénitents bleus du Très-Saint-Sépulcre. Ce péril n'est pas éloigné, dans la mémoire collective : en 1808, encore, une razzia eut lieu à Carras, et il fallut une expédition contre Tripoli, menée en 1825 par l'amiral niçois Félix de Constantin de Châteauneuf, sur ordre de Charles-Félix, pour que les régences barbaresques abandonnent cette pratique.

Une tradition de solidarité

Mais de la mer ne vient pas que le péril : la richesse, ou tout au moins la subsistance, en étaient aussi retirées. Le commerce maritime est le sang économique de Nice. Dans ses deux ports successifs, aux Ponchettes, des origines à 1750, et, depuis, à Lympia, se croisent barques, tartanes et felouques qui portent le sel, l'huile, le vin, le cuir, ou cabotent sans fin entre Gênes et Marseille.

Et sur la grêve, au soir, les pêcheurs tirent leurs barques. Sous la Restauration , pour une ville de trente mille habitants, on compte cent trente pêcheurs en activité. Une activité nourricière, certes, mais bien peu rémunératrice. Il suffit de voir l'extrême dénuement dont témoignent les gravures du temps pour comprendre que la pêche n'enrichissait personne. Comme souvent, de cette pauvreté est née une magnifique tradition de solidarité. Chaque année, le 29 juin, à l'occasion de la fête de leur patron, Simon le pêcheur, devenu Pierre d'un mot du Christ, la corporation des pêcheurs de Nice brûlait la barque la plus dégradée du plus pauvre d'entre eux, et, en se cotisant, lui en offrait une neuve, au milieu des chants, des danses et des réjouissances.

Un protecteur au milieu des poissons

Cette belle tradition vit encore aujourd'hui, même si elle ne reproduit plus qu'un simulacre. Elle n'est que le reliquat de la longue journée qui, depuis le Moyen-âge, célébrait le Saint patron. Dans la paroisse la plus proche de la mer, l'église Saint-Jacques (aujourd'hui l'Annonciation, surnommée Sainte-Rita), la corporation des pêcheurs de Nice avaient dressé l’autel de Saint-Pierre. Le jour de la fête, ils s'y rendaient en procession pour lui demander son intercession afin de rendre les pêches fructueuses. Et, tout au long de l'année, ils suspendaient à sa statue des lamelles ciselées, en argent, représentant des poissons, sardines, anchois ou bugues. Cet autel est toujours visible, décoré de belles œuvres d'art, tel un tableau d'Abraham Van Loo représentant la “Délivrance de Pierre”, et certains de ces ex-voto se trouvent encore dans les trésors des églises. Et les poissons, les vrais ? Avant de finir dans les pignata des Niçoises, ils trouvaient leur fin sur les étals de la Pescarìa, le marché public aux poissons, d'abord situé place de la Poissonnerie, puis sous la Terrasse neuve (actuel musée Mossa), et enfin place Saint-François.

Hervé BARELLI

 

 

 

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